En Espagne, la hausse des dépenses militaires, un tabou pour la gauche espagnole et un casse-tête pour Pedro Sanchez
Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a donné l’impression de marcher sur des oeufs, jeudi 13 mars, à l’issue des réunions auxquelles il avait convié les porte-parole des partis représentés au Congrès des députés, à l’exception du parti d’extrême droite Vox, pour aborder le sujet, très épineux en Espagne, de la hausse des dépenses militaires. Les gouvernements espagnols ont toujours cherché à minimiser le budget de la défense, impopulaire, évitant d’inclure les investissements dans la recherche et le développement dans le secteur militaire, les dépenses d’autres ministères liées à l’armement ou les retraites des militaires. Nous n’avons pas eu une armée qui nous a libéré du nazisme, mais nous en avons eu une qui nous a conduits à une guerre civile et à une dictature », rappelle Rafael Martinez, expert pour le Centre des relations internationales de Barcelone, afin d’expliquer le tabou de la défense.